Elizabeth May et Jonathan Pedneault unissent leurs forces en tant que candidats à la co-direction du Parti vert du Canada

Sidney, le 31 août 2022 – Elizabeth May et Jonathan Pedneault annoncent conjointement aujourd’hui qu’ils sont candidats à la direction du Parti vert du Canada. Ensemble, ils demandent l’approbation des membres afin de les choisir comme codirigeants.

May, 68 ans, et Pedneault, 32 ans, proposent d’apporter au parti une combinaison complémentaire d’expériences et de rajeunissement, par le biais d’un duo bilingue qui donnera aux membres les moyens d’avoir un impact à l’intérieur et à l’extérieur du Parlement. 

« L’approche attentiste du gouvernement libéral est en train de nous condamner, nous et les générations futures, à un avenir instable et non durable. » a déclaré M. Pedneault. « Le Parti vert du Canada est la seule force politique qui analyse chacune de ses propositions politiques en fonction de l’avenir de notre pays plutôt qu’en suivant les goûts du jour. Ce parti est une alternative crédible pour les Canadiens, et il mérite des candidats sérieux et engagés à la direction. »

Mme May a insisté sur le fait qu’un changement urgent est nécessaire : « Alors que le Canada fait face aux tempêtes, aux incendies et aux inondations auxquels nous ont condamnés des décennies d’inaction climatique de la part des conservateurs et des libéraux, un Parti vert fort et crédible n’a jamais été aussi nécessaire et pertinent. Mon alliance avec Jonathan montre pourquoi et comment les Verts sont prêts à travailler différemment et en collaboration pour résoudre ces problèmes complexes », a-t-elle déclaré.

Au cours des 14 dernières années, Jonathan Pedneault a travaillé comme journaliste et avec des organisations telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch pour enquêter sur les abus dans les zones de guerre, notamment au Darfour, en Afghanistan, en République centrafricaine et, plus récemment, en Ukraine. Expert en situations de crise, M. Pedneault s’inquiète de la polarisation du discours politique au Canada et de l’absence de pistes ambitieuses de la part des partis dominants pour réduire les inégalités économiques, diminuer les émissions et préparer le pays à l’urgence climatique. 

Mme May est l’une des parlementaires les plus connues du Canada et une ancienne cheffe du Parti vert. Environnementaliste de longue date et grand-mère, elle s’inquiète du fait que notre fenêtre collective afin de maintenir l’augmentation moyenne de la température mondiale sous les 1,5 degré Celsius se ferme rapidement. Elle s’est battue avec acharnement tout au long de sa vie pour s’assurer que nous transmettions un environnement viable et durable aux générations futures. Elle tient à ce que le Parti vert du Canada dispose de tous les leviers nécessaires pour regagner la confiance des Canadiens et les aider à relever les défis d’aujourd’hui et de demain.

Alors que les derniers mois ont été difficiles pour plusieurs, les membres du parti demeurent engagés envers un Canada plus vert et un Parti vert plus fort. 

M. Pedneault et Mme May ont l’intention de se soutenir mutuellement pendant la campagne et de créer autant d’espaces que possible pour que les autres candidats puissent présenter leurs idées et leurs points de vue au public et aux membres. Tous deux s’engagent à faire en sorte que les divisions dont le parti a hérité lors de la course précédente soient évitées et que le parti s’en sorte plus fort et plus uni de la présente course à la direction. 

Si M. Pedneault ou Mme May est élu chef, l’autre sera nommé chef adjoint en attendant que les membres du parti approuvent le modèle de codirection dans la constitution du parti. Avant les élections, les membres auront l’occasion de choisir le principal porte-parole du parti qui participera aux débats et qui, si les Canadiens le décident, deviendra Premier ministre.

Ce faisant, le Parti vert du Canada se joindra à une famille croissante de partis progressistes et verts au Canada et dans le monde entier, notamment en Nouvelle-Zélande, en Angleterre et au Pays de Galles et en Allemagne, qui ont adopté la codirection comme outil pour accroître la collaboration et la représentativité. 

Citations :

“Lorsque la guerre a éclaté en Ukraine, j’ai dû me précipiter dans le pays en quelques heures pour aider notre équipe à y documenter les crimes de guerre. J’ai fait ce genre de travail toute ma vie. Mais d’une certaine manière, l’Ukraine m’a rappelé la nécessité de ne rien prendre pour acquis, jamais. Je n’aurais jamais pensé que cela arriverait. Et c’est arrivé !

L’impensable est déjà en train de se produire ! Des alertes aux tornades au Québec, des campements de gens sans domicile fixe à Toronto, la sécheresse en Colombie-Britannique et les prairies, des inondations dans les Territoires du Nord-Ouest – c’est ça, le Canada d’aujourd’hui. 

Lorsque j’ai réfléchi au Canada en quittant l’Ukraine, je me suis rendu compte que nous avons beaucoup trop de politiciens qui tiennent notre sécurité et la stabilité de notre pays pour acquises. J’ai vu un gouvernement à retardement qui préférait gérer les problèmes à la petite semaine plutôt que s’attaquer aux enjeux de fond. Nous avons plutôt besoin de visionnaires qui préparent les contingences appropriées pour y faire face. On l’a vu avec la pandémie, la crise des passeports et la récente panne du réseau de communication, pour ne nommer que quelques échecs du gouvernement actuel.

C’est pourquoi Elizabeth et moi avons décidé d’unir nos forces. Elle n’est pas sans défauts et moi non plus, mais je suis fort là où elle est faible et vice-versa. Il y a peu de personnes mieux équipées qu’Elizabeth pour aider à reconstruire ce parti. Si nous voulons construire un Canada viable pour nous-mêmes et les générations futures, nous avons besoin d’un Parti vert fort et stable. C’est ce que nous offrons à nos membres et aux Canadiens.”

– Jonathan Pedneault, candidat à la direction du Parti vert du Canada.

“En 2019, après notre campagne la plus réussie de tous les temps – avec l’élection de trois députés – j’ai démissionné de mon poste de cheffe pour tenir une promesse que j’avais faite à ma fille. Elle voulait que je bénéficie d’une meilleure qualité de vie. Je croyais également qu’il était temps de changer après 13 ans à la tête du parti, en tant que femme ayant occupé le plus longtemps le poste de cheffe d’un parti fédéral dans l’histoire du Canada. 

Je croyais que nous avions un excellent plan de relève. Avec le recul, je me rends compte que notre structure ne correspond pas à nos valeurs. En tant que parti où le chef n’est pas le  ” patron “, ni un dictateur, et où la plus haute autorité repose dans les mains de nos membres à la base, le modèle de ” leadership ” envoie le mauvais message. Nous pensons qu’il est temps de passer à une approche de co-leadership.  

Ma motivation pour me présenter au poste de co-chef est claire. Le rapport du 4 avril du GIEC a été un choc. Nous avons moins de temps que nous le pensions – beaucoup moins.  Le Canada est du mauvais côté de l’histoire. Le Canada n’est pas du côté de nos enfants. Si nous voulons nous en tenir à 1,5 ou 2 degrés Celsius, il ne nous reste qu’environ deux ans pour changer de cap et faire en sorte que les émissions de GES cessent d’augmenter et commencent à diminuer. La fenêtre sur 1,5 ou 2 degrés se refermera probablement avant les prochaines élections.   

Je me suis demandé quelle était ma responsabilité dans tout cela, en tant que député et ancienne cheffe de parti. Je sais que je dois en faire plus pour éviter la dégradation du climat. Les outils qui se trouvent devant moi sont évidents. Je suis député. C’est le point d’appui essentiel du débat. En tant que co-leader, je pourrai en faire tellement plus. Le Parti vert a été désorganisé et j’assume une part de responsabilité. J’ai commis des erreurs et je m’en excuse. Les deux dernières années ont été difficiles pour nous tous.

Mais j’ai l’obligation de rendre service. Je sais que cela impliquera des sacrifices, mais il n’y a rien que je ne sacrifierais pas pour protéger un monde vivable pour mes enfants et petits-enfants et toute la communauté. 

C’est pourquoi j’ai décidé de travailler avec Jonathan pour que notre cause ait un impact maximal. En le rejoignant dans cette candidature à la codirection et en veillant à ce que lui et le parti aient un champion à la Chambre des communes dès le premier jour, je crois que nous sommes les mieux équipés pour reconstruire le parti et le préparer pour les temps à venir. Nous devons le faire. L’échec n’est pas une option ! ” 

– Elizabeth May, candidate à la direction du Parti vert du Canada. 

Annexe biographique:

À l’âge de 17 ans, Jonathan Pedneault s’est introduit clandestinement au Darfour avec des rebelles soudanais afin d’y documenter la crise meurtrière s’y déroulant. Il s’agissait de son premier documentaire pour la CBC et Radio-Canada. Pendant près deux ans, il avait donné des conférences à ses camarades étudiants sur le crime de génocide et la responsabilité du Canada afin de prévenir les atrocités de masse.  

Fils d’une mère monoparentale, gay et d’origine cubano-canadienne, Jonathan a été élevé dans les banlieues défavorisées de Montréal. Il a très vite compris à quel point il était privilégié d’être né au Canada. Cela a influencé tout ce qu’il a entrepris par la suite. Pour Jonathan, le privilège s’accompagne d’immenses responsabilités. Et il est du genre à prendre ses responsabilités au sérieux.  

Au cours des quinze années qui ont suivi, Jonathan s’est employé à documenter des crises dans le monde entier et à plaider en faveur d’une plus grande justice sociale.  

Dans le cadre de son travail, Jonathan a interviewé des pêcheurs devenus pirates en Somalie, documenté les abus sexuels commis par les casques bleus en République centrafricaine, été témoin de l’échec des révolutions en Égypte et en Libye et enquêté sur l’usage de la force excessive par la police dans des endroits aussi divers que le Chili, le Belarus et les États-Unis.  

Avec deux années passées à vivre à Svalbard, dans l’extrême arctique, et des années de reportages dans des endroits touchés par des événements climatiques démesurés comme au Sahel et en Asie centrale, ou avec des réfugiés quittant des pays d’Amérique centrale touchés par la sécheresse et les ouragans, Jonathan s’est souvent retrouvé dans le ventre de la bête climatique. Il sait ce qui s’en vient. Et pourquoi il est urgent de se mobiliser.  

Jonathan est un gars d’initiative, qui cherche à avoir un impact dans tout ce qu’il fait. Il pense que le parti vert du Canada est le seul parti faisant preuve du courage moral nécessaire pour faire face aux crises à venir. Mais il croit aussi que le parti doit se ressaisir et se présenter comme l’alternative crédible qu’il est.  

Avec Elizabeth May, il demande la confiance des membres afin d’habiliter le Parti vert du Canada à mettre en œuvre les changements dont les Canadiens d’un océan à l’autre ont besoin. Il s’agit, après tout, de notre responsabilité commune.

La vie d’Elizabeth May se définit par un mot : servir. Servir sa communauté, son pays et la planète. Faisant partie des parlementaires les plus connus du Canada, elle est une écologiste de longue date. De 2006 à 2019, elle a dirigé le Parti vert du Canada lors de quatre élections et est devenue la première élue verte au pays. 

Elizabeth sait ce que ça signifie de vivre dans la précarité. Durant ses premières années en tant que militante écologiste, elle gagnait sa vie en servant des tables au Cap-Breton. Mère monoparentale, elle s’est dévouée à faire entendre les voix des communautés défavorisées dans les corridors du pouvoir, devenant une pionnière pour des générations de femmes et de militantes canadiennes. 

Elizabeth a été la première écologiste canadienne à déterminer comment le racisme environnemental exposait les personnes marginalisées et racisées à des menaces inacceptables pour leur santé. Se servant ensuite de sa formation juridique, Elizabeth a travaillé pour assister les peuples autochtones du Canada et du monde entier. 

Lorsque les voies juridiques et politiques n’ont pas donné de résultats, Elizabeth n’a jamais eu peur d’envisager d’autres voies. En mai 2001, elle a fait une grève de la faim de dix-sept jours devant le Parlement pour protester contre les conditions toxiques dans lesquelles vivait la seule communauté noire du Cap-Breton, près des étangs bitumineux de Sydney. Ce travail a mené directement à son projet de loi d’initiative parlementaire sur le racisme environnemental.  

Il est rare que le Parlement adopte un projet de loi d’initiative parlementaire. Elizabeth l’a fait deux fois : sur la maladie de Lyme et sur l’interdiction de garder les cétacés en captivité.  

Elizabeth défend toujours ses principes. Lorsque le ministre de l’environnement a enfreint la loi en 1988, elle a démissionné de son poste de conseillère politique principale. À ce titre, elle avait mené les travaux relatifs au protocole de Montréal de 1987, qui a permis de sauver la couche d’ozone. Plus tard, elle a été la seule parlementaire à intervenir contre l’oléoduc TMX et a être arrêtée lors d’une manifestation à son encontre. 

Alors que la menace climatique se transforme en réalité, Elizabeth craint que ses petits-enfants n’hériteront pas d’un avenir vivable. Face à un gouvernement qui joue à l’autruche et garde la tête dans le sable, elle sait que le Parti vert du Canada doit de toute urgence se renouveler et présenter une alternative crédible aux Canadiens. 

Aux côtés de Jonathan Pedneault, elle souhaite que les membres lui renouvelle leur confiance pour reconstruire le parti et reconquérir le cœur, l’esprit et le vote des Canadiens.  

Marlene Wells
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Randi Ramdeen
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